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Démographie de la France : 63,8 millions au 1er janvier 2008

Selon l’Insee, la France compte 63,753 millions d’habitants, soit 361.000 de plus que l’an dernier à la même époque. Pour la première fois, les naissances hors mariage sont devenues majoritaires. Lors d’une conférence de presse, Jean-Philippe Cotis, directeur général de l’Insee, et Guy Desplanques, chef du département de la démographie, ont présenté en détail les chiffres du recensement de la population française issus des enquêtes de 2004, 2005, 2006 et 2007.

Au 1er janvier 2008, la population de la France métropolitaine et des départements d’outre-mer est estimé à 63,753 millions de personnes, ce qui représente une augmentation de 361.000 par rapport à l’année 2006. Si on y ajoute les 720.000 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon), on atteint même les 64,473 millions d’habitants. Cette évolution positive de la population s’explique par un excédent naturel record pour la deuxième année de rang grâce à des nombres de naissances élevé (816.000) et de décès stable (526.500).

Plus d’un enfant sur deux naît hors mariage.
En ce qui concerne le vieillissement de la population, nous gagnons hommes et femmes confondus 3 mois d’espérance de vie par rapport à 2006. Elle est de 84,4 ans pour le « sexe fort » féminin (moyenne la plus élevée en Europe) et de 75,5 ans pour les hommes. Fait exceptionnel, pour la première fois les naissances hors mariage sont devenues majoritaires. Elles représentent cette année 50,5 % contre 48,4 % en 2006. Il faut savoir enfin qu’en vertu de la loi du 7 juin 1951, les réponses au recensement sont obligatoires. En contrepartie de ce caractère obligatoire, l’Insee s’engage vis-à-vis des personnes concernées à assurer l’anonymat des réponses et à ne les communiquer à personne.

Le Sud bon vivant.
Les résultats du recensement montre que le solde migratoire français (différence entre le nombre d’entrées et de sorties) est en baisse cette année. Il est estimé à 71.000 personnes pour 2007 contre 91.000 personnes en 2006. L’Insee confirme un phénomène opéré depuis plusieurs années. La croissance démographique (solde naturel plus solde migratoire) s’effectue essentiellement au profit des régions méditerranéennes et du littoral atlantique. L’étude montre que la région Languedoc-Roussillon, qui bénéficie d’un solde migratoire élevé, est la région de France qui a la plus forte croissance démographique. Les régions Aquitaine et Pays de la Loire connaissent également une forte hausse de leur population. Au contraire des régions du Nord et du Nord-Est qui ont un solde migratoire négatif. Toujours selon l’Insee, l’augmentation du nombre d’habitants dans les communes de moins de 10.000 habitants se fait principalement autour des grandes villes côtières (Montpellier). Notez pour finir que l’Insee a confirmé que l’enquête de recensement sur le nombre d’habitants par commune serait publiée en décembre prochain.

La fécondité française en forme européenne.
Au 1er janvier 2007, l’Union européenne à 27 pays comptait plus de 463 millions d’habitants. Le leader des pays les plus peuplés est sans conteste l’Allemagne avec ses 82,3 millions d’habitants. La France est toujours deuxième du classement juste devant le Royaume-Uni (60,9 millions) et l’Italie (59,1 millions). Avec 1,98 enfant par femme en 2007, la France se place à la première place du classement européen de la fécondité en compagnie de l’Irlande. Malgré une hausse générale du taux de fécondité en Europe, ces deux pays sont loin devant la faible moyenne européenne (1,52 enfant par femme). Seuls le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande, la Suède, les Pays-Bas et Luxembourg dépassent la barre de 1,7 enfant par femme. Dans le sud et l’est de l’Union européenne, le taux tourne autour de 1,4 enfant par femme.

En 2007, 816.500 naissances ont été enregistrées en France. Une baisse de 1,7 % par rapport à 2006 mais un nombre nettement supérieur à ceux qui ont été comptabilisés ces vingt-cinq dernières années. L’âge moyen de la maternité continue de se rapprocher des 30 ans (29,8 ans). Une tendance aujourd’hui en phase avec ce qui est observé dans les pays du Nord à fort taux de fécondité.

Source : France Soir - 16.01.08

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