Démographie Canada : la population augmente en 2008 et atteint plus de 33,3 millions de canadiens
La population canadienne augmente. Au deuxième trimestre de 2008, le pays compte 125.800 personnes de plus, pour atteindre 33.311.400 habitants, selon les données publiées par Statistique Canada lundi. D’avril à juin, la population canadienne a crû de 0,38%, ce qui représente la plus forte croissance depuis 1991.
Cette augmentation de la population s’explique en majeure partie par l’immigration. Le solde migratoire international s’élève à 91.600 personnes - son niveau le plus élevé depuis la fin des années 1980. Parmi ces nouveaux arrivants, 69.200 ont acquis le statut de résidents permanents.
Le nombre d’immigrants temporaires augmente aussi, de 30.800 personnes de plus que la même période en 2007. Cette hausse constitue la plus forte jamais observée pour un deuxième trimestre. Le Québec a particulièrement bénéficié de cette hausse.Du côté de l’émigration, le Canada a perdu 8.472 personnes.
Entre le 1er avril et le 1er juin 2008, 93.071 personnes sont nées et 58.830 sont décédées au Canada. Du côté de l’accroissement naturel, les données sont restées stables pour le deuxième trimestre. Le nombre de naissances et de décès a augmenté sensiblement de la même façon.
Une hausse dans toutes les provinces
La hausse du solde migratoire international observée d’avril à juin 2008 s’est répercutée sur toutes les provinces du pays.
L’Alberta a affiché l’accroissement de population le plus élevé (+0,78%), soit plus du double de celui affiché par le pays. Elle récolte les taux d’accroissement naturel et de migration internationale les plus élevés.
Tout comme l’Alberta, l’Île-du-Prince-Édouard, le Manitoba et la Saskatchewan affichent un solde migratoire record pour un deuxième trimestre. Le Manitoba a affiché sa plus forte croissance trimestrielle depuis le troisième trimestre de 1982.
Ailleurs dans l’Ouest, le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique ont tous affiché un accroissement démographique supérieur à celui du pays au cours du deuxième trimestre de 2008.
Les provinces de l’Atlantique connaissent toute une croissance de leur population au deuxième trimestre de 2008, avec l’Île-du-Prince-Édouard en tête (+0,60%). Cette croissance est toutefois plus faible pour Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick qui affichent une croissance légèrement supérieure à zéro.
L’Ontario, de son côté, voit sa dynamique migratoire évoluer. Elle a accueilli moins de la moitié des immigrants du pays pour le sixième trimestre consécutif.
Le Québec a connu un solde migratoire international en hausse, ainsi que de plus en plus de naissances. Résultat: la province affiche sa plus forte croissance démographique depuis le troisième trimestre de 1992, bien qu’inférieure à la moyenne nationale.
La migration interprovinciale pèse dans la balance
Dans la foulée de son estimation de la population canadienne, Statistiques Canada a aussi dévoilé les résultats du recensement pour la migration interprovinciale entre le 1er juillet 2006 et le 30 juin 2007.
Ces données montrent que, malgré l’immigration internationale, les deux plus importantes provinces (l’Ontario et le Québec) voient leur population croître plus lentement que la moyenne nationale. En effet, de plus en plus de leurs habitants prennent la route de l’Alberta.
L’Alberta est la province qui a reçu le plus d’immigrants interprovinciaux, avec un taux de 16,4 personnes sur 1000. Elle a été suivie de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.
Parmi les régions métropolitaines de recensement, Kelowna, en Colombie-Britannique, a enregistré l’afflux migratoire net le plus élevé, soit 22 migrants pour 1000 résidents. Edmonton et Calgary, en Alberta, se sont classées respectivement deuxième et troisième.
Quatre régions métropolitaines affichent toutefois un solde migratoire interprovincial négatif. C’est le cas de Saguenay, qui a perdu 794 habitants.
En chiffres absolus, Toronto a reçu 74 195 personnes de plus que le nombre de celles qui l’ont quittée, ce qui représente l’afflux migratoire net le plus élevé. Vancouver s’est classée au deuxième rang et Montréal, au troisième.
La division qui inclut Fort McMurray, en Alberta, a reçu le plus d’immigrants par rapport à la taille de sa population. Son afflux net était de 53,5 migrants pour chaque tranche de 1000 personnes. Cet accroissement migratoire net a été presque deux fois plus élevé que celui inscrit l’année précédente. Statistique Canada y voit un reflet de “la vigueur de l’économie liée à l’exploitation des sables bitumineux”.
Source : Radio Canada - 29.09.08



