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Démographie France : croissance du Centre-Ouest (Centre et Poitou-Charentes) - Projection 2030

Les régions et les départements de l’axe ligérien et la Vienne vont tirer démographiquement le Centre-Ouest, mais le Berry va s’étioler et les Deux-Sèvres se maintenir tout juste.

Selon un scénario reconduisant les tendances démographiques récentes, l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) a fait des projections de populations pour l’horizon 2030 en utilisant un modèle dont la méthode consiste à simuler l’évolution des effectifs à partir de trois composantes : la natalité, la mortalité et les migrations. Il s’avère ainsi que la population de la France augmentera d’un plus de 10%. Les concentrations se feront dans le sud et sur la façade atlantique.
La région Centre aurait 6,50% d’habitants en plus en vingt-cinq ans mais sa croissance s’effectuerait à un rythme de plus en plus faible, avec une croissance inégalement répartie. L’axe ligérien afficherait un dynamisme bien supérieur avec une augmentation de sa population de 14,30%, soit 167.000 habitants supplémentaires.

Le nord de la région (Eure-et-Loir, nord du Loiret) progresserait, lui aussi, avec 43.000 nouveaux résidents. Le Berry par contre, régresserait de 25.000 sur la même période. Alors que le Loiret, l’Eure-et-Loir, le Loir-et-Cher et l’Indre-et-Loire tireraient dans cet ordre la croissance démographique, le Cher et l’Indre seraient les seuls à perdre des habitants. A un rythme de 0,20% par an pour le premier et de 0,10% pour le second. Le Cher passerait donc sous la barre des 300.000 habitants. Pour l’Indre, l’embellie constatée au début des années 2000, serait de courte durée, le mouvement de baisse reprenant bientôt. En dépassant les 600.000 habitants, l’Indre-et-Loire en aurait ainsi 80.000 de plus que le Berry réuni.

La région Poitou-Charentes devrait elle aussi, enregistrer une progression, quoiqu’inférieure à la moyenne nationale. L’essentiel de la hausse viendra d’un excédent migratoire, car dès la fin de la décennie actuelle le nombre des décès deviendrait supérieur au nombre des naissances. L’accroissement ne concernera que la Vienne et la Charente-Maritime, qui gagneront respectivement 71.000 et 106.000 habitants. La Charente va baisser, les Deux-Sèvres, qui ont connu, de 1999 à 2005, à la fois un solde migratoire et un solde naturel positif, vont s’étioler avec des décès plus nombreux que les naissances dès l’an prochain. En 2030, sa population sera à peu près au niveau de celle de 2005. Sauf attractivité nouvelle insoupçonnée.

Source : La Nouvelle République - 27.06.09

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