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Démographie Afrique : la population du continent estimée à 987 millions de personnes en 2009

La population africaine est estimée à 987 millions de personnes, chiffre établi sur la base d’un taux de croissance démographique annuelle moyen de 2,3% entre 2005 et 2010, selon le rapport régional d’évaluation des 15 ans de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD+15).

Les données sur la répartition régionale de la population indiquent que l’Afrique de l’est est la région la plus peuplée du continent avec 315,8 millions (31%), suivie de l’Afrique de l’Ouest avec 291 millions d’habitants (29,5%), de l’Afrique du Nord avec 194,4 millions (19,7%), de l’Afrique centrale avec 117,4 (11,9%) et l’Afrique australe (56,25 millions - 5,7%), précise ce rapport présenté lors de la CIPD+15, qui se tient au siège de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) à Addis-Abeba.

Des estimations antérieures montrent que pendant la décennie 1990-2000, la population africaine est passée de 622,4 millions à 795,7 millions de personnes, soit une hausse de 28,4% en 10 ans, souligne le rapport, précisant que la population africaine fera plus que doubler au cours des quarante prochaines années pour atteindre près de 2 milliards d’ici à 2050.

Selon le rapport, les variations sous-régionales dévoilent que l’Afrique de l’Est affiche la densité de population la plus élevée avec 51 personnes par km2, suivie de l’Afrique de l’Ouest (49), de l’Afrique du Nord (25), de l’Afrique australe (22) et de l’Afrique centrale avec 19 personnes au km2.

Dans la plupart des pays, l’augmentation de la taille de la population a été le fait d’une fécondité élevée et constante associée à un fort taux de mortalité, bien qu’en diminution durant la même période.

Avec un taux de fécondité de 7,16 enfants par femme, le Niger arrive en tête des pays africains, suivie de près par la Guinée Bissau (7,04), le Burundi (6,8) et la République démocratique du Congo (6,7).

En revanche dans des pays comme le Maroc, Maurice, la Tunisie et l’Algérie, la transition démographique est bien amorcée puisque ces pays connaissent une baisse de leur taux de fécondité total, qui, de plus de 3 enfants en 1999, est passé à 2,5 ou moins en 2008, révèlent les conclusions du rapport.

L’Afrique est l’un des continents dont la plus grande partie de la population urbaine vit dans les zones côtières, témoignage de l’héritage colonial du Continent. En outre, 12% de cette population urbaine vit dans des zones côtières de basse altitude, qui seront vraisemblablement les plus touchées par la montée des niveaux des océans.

Par ailleurs, l’espérance de la vie à la naissance en Afrique en général a enregistré une augmentation lente mais régulière passant de 39 ans pendant la période de 1950-1955 à 54 ans pendant la période 2005-2010. Durant la même période, les pays d’Afrique du Nord ont connu une espérance de vie moyenne plus élevée, laquelle est passée de 43 à 68 ans.

L’incidence de la mortalité due au Sida est la plus ressentie dans la sous-région de l’Afrique Australe, ou l’espérance de vie moyenne a atteint 61 ans pendant la période 1990-1995 mais a chuté ensuite à 51,6 ans pendant la période 2005-2010.

La Tunisie a enregistre le taux d’espérance de vie le plus élevé durant la même période passant de 41,4 à 73,89 ans, alors que le Swaziland présente toutes les caractéristiques de l’expérience de l’Afrique australe, l’espérance de vie passant de 41,4 ans (1950-1955) à 60,7 ans (1990-1995) et chutant ensuite à 45,8 ans (2005-2010), indique le document.

Outre le VIH/Sida, les principales causes de la forte mortalité en Afrique sont notamment des systèmes de santé inappropriés, la pauvreté généralisée, le manque de reconnaissance de statut des femmes sur le continent, la prévalence de maladies infectieuses telles que la tuberculose et le paludisme, l’exode du personnel médical à l’étranger, l’appui financier limité pour traiter les problèmes de santé et la mauvaise qualité des infrastructures dans la plupart des pays africains, font observer les auteurs du rapport.

Initiée conjointement par le Fonds des Nations Unies pour la Population (Fnuap) et la CEA, cette conférence est marquée par la participation de plus de 300 délégués représentant les gouvernements africains et les organisations de la société civile, ainsi que des experts de l’égalité homme-femme, des droits de l’Homme, de la santé maternelle, des questions démographiques et du développement durable.

Les participants à cette rencontre devront, cinq jours durant, dresser un bilan du plan d’action de la CIPD adopté en 1994 au Caire et identifier les défaillances et les imperfections ayant entravé sa mise en œuvre dans plusieurs pays africains.

Source : Le Matin - 20.10.09

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