Démographie France : les changements de la population de la région Centre - Projection 2030
Quelles réalités démographiques en région Centre en 2030 ? Le conseil économique et social et l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) viennent de publier une étude prospective sur le sujet.
Dérangeant !
Surtout pas des prévisions mais des projections prolongeant les tendances démographiques récentes. Avec pour point de départ les estimations de population au 1er janvier 2005, une étude présentée cette semaine par l’INSEE Centre et le Conseil Economique et Social de la Région (CESR) trace un tableau inquiétant de la population régionale et de ses territoires à l’horizon 2030. Si rien ne change, la population régionale atteindra à cette date 2.652.300 personnes, concentrées pour moitié le long de l’axe ligérien et en particulier dans le bassin démographique orléanais. Naissances moins nombreuses que les décès dès 2020 et vieillissement accéléré de la population sont les deux autres tendances lourdes. Avec à la clé autant de déséquilibres socio-économiques…
Quels futurs pour la région Centre ?
C’est la question posée par le CESR qui a fait appel à la technique de l’Institut national de la statistique et des études économiques. Leur travail montre l’accentuation des contrastes démographiques entre les zones : avec la plus forte croissance, le bassin orléanais continuerait à se détacher. Les bassins démographiques de Pithiviers, Montargis, Chartres-Dreux, Tours-Amboise et Blois progresseraient également plus vite que la moyenne régionale. Le sud de la région perdrait lui de la population, l’Indre et le Cher notamment.
Une explication à cette croissance démographique en berne : la diminution du solde naturel avec des naissances en baisse continue et même rattrapées dès 2020 par les décès. Seuls les départements du Loiret et d’Eure-et-Loir devraient conserver un solde naturel positif, bien que faiblissant en 2030… Dans ce contexte, au niveau régional, le bilan migratoire devient à partir de 2020 le seul facteur de - petite - croissance démographique.
Rien n’est joué
Au final, après avoir compté 74 habitants âgés de plus de 60 ans pour 100 jeunes de moins de 20 ans en 1990 puis 94 en 2005, la région franchirait le seuil de 100 vers 2010 et atteindrait les 153 en 2030… La population des actifs connaîtrait aussi une baisse marquée à l’exclusion notable - toujours - du bassin démographique et de la zone d’emploi d’Orléans… À partir de là et au-delà de cette zone, faut-il imaginer d’immenses déserts ruraux ? “Rien n’est joué d’avance, insiste Jean-Pierre Barnagaud, président de la section prospective du CESR. Chaque territoire doit pouvoir tracer sa propre voie car il n’existe ni réponse ni modèle unique. Mais il aura encore plus de chance d’y parvenir s’il connaît bien sa propre réalité.”
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Source : La République du Centre - 14.12.09



