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Démographie France : la Bretagne dépasse pour la première fois les 3 millions d’habitants

Tous les départements voient leur population augmenter, mais pas à la même vitesse. L’Ille-et-Vilaine mène le train
3.120.288 Bretons et Bretonnes : c’est la nouvelle population légale de la Région, depuis le 1er janvier. C’est, en fait, la population légale de 2007 qui est entrée en vigueur depuis hier. La démographie bretonne continue à bien se porter. Il suffit pour cela de faire un petit retour en arrière et de se reporter à la population légale de 1999. Selon l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), c’est en effet la référence la plus pertinente, compte tenu des changements qui sont intervenus dans la manière de compter la population.

Plus 10,18% pour l’Ille-et-Vilaine
En 1999, la population bretonne n’avait pas encore franchi la barre symbolique des trois millions d’habitants, mais elle s’en rapprochait (2.906.197 habitants). Et depuis cette date, tous les départements bretons ont vu croître leur population. Mais pas à la même vitesse.

Ce sont les habitants de l’Ille-et-Vilaine qui ont augmenté le plus vite. Ils sont aujourd’hui 955.846, contre 867.533 en 1999. Le département le plus peuplé de la Bretagne administrative a ainsi gagné un peu plus de 88.000 habitants. Cerise sur le gâteau, il est le seul, par rapport à ses voisins, à s’offrir une progression à deux chiffres (10,18%). L’attractivité de Rennes et de son agglomération explique en partie ce bon résultat. Elle fait fort, l’Ille-et-Vilaine : elle a accueilli 41% de tous les nouveaux Bretons depuis 1999. Mais c’est surtout tout le bassin rennais qui joue ce rôle de locomotive sur un rayon d’une quarantaine de kilomètres

Son voisin morbihannais peut se targuer de la deuxième meilleure croissance des départements bretons. Depuis 1999, il a gagné 58.614 habitants, soit une progression de 9,10%. L’attrait du littoral a joué son rôle, en particulier pour les retraités. Avec le risque aussi, de voir la population vieillir un peu plus vite qu’ailleurs.

Bord de mer et intérieur des terres
Les Côtes-d’Armor, département le moins peuplé avec ses 576.049 habitants, n’est pas resté à la traîne pour autant. Lui aussi a vu sa population augmenter de manière notable depuis le recensement de 1999. On compte désormais 33.676 Costarmoricains en plus. C’est un gain de 6,21%.

Plus à l’Ouest, le Finistère reste le deuxième département le plus peuplé avec ses 885.906 habitants. Comme les autres, il a gagné des habitants depuis les chiffres de 1999 (33.488).

Mais à la pointe de la Bretagne, la population augmente moins vite qu’ailleurs, seulement 3,93%. Le Centre-Bretagne ou, tout à l’Ouest, le Cap-Sizun doivent se battre pour garder leurs habitants et leurs commerces. Sans compter le vieillissement de la population.

Des sujets pour les régionales
Tout cela donne une démographie dynamique à l’est, et un peu moins à l’ouest. Avec une forte croissance des communes des bords de mer, en particulier tout au long de la côte sud.

On observe aussi une nette croissance des communes des deuxième et troisième couronnes autour des grandes villes, en particulier à cause du prix de l’immobilier. Là aussi le phénomène est très marqué dans les environs de Rennes, mais aussi à Brest, à l’autre bout de la Région. Reste à savoir si la décroissance des prix ne va pas freiner cette évolution.

Au final, la Haute et la Basse-Bretagne, comme la Bretagne de la mer et la Bretagne de l’intérieur des terres, ne se développent pas à la même vitesse. Des constats sur lesquels les candidats aux prochaines élections régionales feront bien de réfléchir. Il en va d’un développement harmonieux de l’ensemble de la Région.

Source : Ouest-France - 02.01.2010

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