GéoPopulation

Informations, données, classements, statistiques et cartes sur les pays du monde

Santé : les constats de l’Atlas de la démographie médicale 2009 en France

Le constat n’est pas nouveau mais les inégalités semblent de plus en plus marquées. Hier, le Conseil National de l’Ordre des médecins a présenté les Atlas régionaux de la démographie médicale. Et comme il fallait un peu s’y attendre d’importantes disparités régionales ont été observées pour l’occasion.

Ainsi ces Atlas régionaux montrent qu’entre le 1er janvier 2008 et le 1er janvier 2009, dix-neuf régions sur vingt-deux ont enregistré une baisse des effectifs inscrits au Tableau de l’Ordre. A cela s’ajoute également le vieillissement de la population médicale, avec une augmentation du nombre de médecins retraités.

Ces Atlas mettent également en avant un risque de pénurie de médecins libéraux généralistes et spécialistes en activité régulière au détriment d’une activité salariale exclusive.

Parmi les régions qui retiennent davantage l’attention :

  • la Picardie, plus faible densité médicale française avec 238 médecins pour 100 000 habitants
  • la PACA, plus forte densité médicale en activité régulière avec 375 médecins pour 100 000 habitants.
  • l’Ile-de-France, surpopulation médicale à la répartition inégale. Si la région compte 373 médecins pour 100.000 habitants, c’est en Ile-de-France que les inégalités sont les plus criantes.

Suite à la publication de ces atlas, la Confédération des Syndicats Médicaux Français, premier syndicat médical français, tire la sonnette d’alarme et demande au gouvernement de lever les contraintes qu’il a crées dans les trois dernières Lois de financements de la Sécurité Sociale et dans la loi Bachelot car elles sont inutiles, vexatoires et inefficaces.

La CSMF demande également au gouvernement de mettre en œuvre immédiatement les accords conventionnels non appliqués sur les honoraires médicaux : la consultation au cabinet à 23€ et la visite à domicile à 33€, l’assouplissement des règles d’application du C2 consultant pour les spécialités cliniques, le paiement de leurs astreintes à tous les médecins, en cabinet et en établissement, dès lors qu’ils sont inscrits sur le tableau des gardes. Objectif : restaurer la confiance pour que les jeunes soient de nouveau attirés par cette profession aujourd’hui méprisée.

Source : Santé News - 15.04.2010

Articles sur le même sujet :

Laisser un Commentaire